Aujourd’hui, nous vous parlons d’un sujet qui nous tient doublement à cœur. Puisqu’il s’agit d’une part des animaux et des malheurs qu’ils subissent ; et d’autre part de l’éthique que nous souhaitons suivre dans nos créations. Vous l’avez compris dans le titre, nous avons choisi de n’utiliser aucune matière animale. Pourquoi ? En nous appuyant sur la philosophie végane et antispéciste, nous sommes convaincues que les animaux ne sont pas des ressources à notre disposition. Et que notre devoir en tant qu’humain est de les protéger plutôt que de les exploiter.

Ci-dessous nous détaillons chaque matière, il n’y a pas d’image difficile dans notre article. Cependant, attention si vous êtes sensible, ce n’est pas forcément le cas des sites partagés.

Le cuir

Il faut savoir que le cuir n’est pas un résidu de l’industrie de la viande, mais bien une filière à part entière. C’est-à-dire que des animaux sont élevés uniquement pour leur peau, d’autres uniquement pour leur viande et d’autres encore pour le lait… Par ailleurs, cette industrie est extrêmement polluante. Et les conditions de travail pour les salariés, souvent à l’autre bout du monde, y sont exécrables.

Comme l’illustre, le reportage de l’équipe d’Envoyé Spécial à ce sujet, c’est effarant.

La fourrure

Fort heureusement, il y a de plus en plus d’alertes publiques sur l’horreur que vivent tous les animaux d’élevage de fourrure. Les images diffusées, souvent extrêmement difficiles, nous paraissent suffisamment éloquentes pour ne pas avoir besoin d’en dire beaucoup plus. Ce sont, là aussi, des élevages uniquement d’animaux à fourrure.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le site des associations Animalter et Merci la Mode entre autre.

La laine

En général, elle jouit d’une image positive dans l’opinion publique. L’imaginaire collectif y voit des élevages familiaux, champêtres, où chaque mouton a un prénom. Malheureusement, la réalité est bien loin de cela. En effet, la majorité de la production se fait dans de véritables usines, où les animaux sont entassés et brutalisés. Ces derniers sont sélectionnés génétiquement pour avoir des surplus de peau. Cela  permet d’augmenter le rendement de laine par mouton. (On n’arrête pas le progrès !) A ce propos, ces bourrelets sont des nids à bactéries entraînant des plaies…

En plus, les quantités de laine à produire chaque année sont énormes ! Rien qu’en Australie, premier producteur et exportateur mondial, en 2017-2018, la production est de 375 millions de kilos de laine ! Alors imaginez le nombre d’animaux que cela représente… Source Les Echos

La soie

Le papillon le plus exploité pour sa soie est le bombyx mori. C’est un insecte, lui aussi, sélectionné génétiquement par l’homme pour la longueur de son fil. Ensuite, pour récupérer la soie des cocons, les chrysalides (chenilles en phase de métamorphose) sont systématiquement tuées (étouffées puis ébouillantées).

Par ailleurs, le travail d’enfants, parfois extrêmement jeunes, a été repéré dans les élevages en Inde. Plus d’infos sur le site de Peta.

Les plumes

Les canards et les oies sont les principales victimes de cette industrie. En France, les plumes peuvent être un sous-produit de la fabrication de foie-gras (qui ne brille pas par le bien-être de son cheptel…), pendant qu’ailleurs, les oiseaux sont déplumés vivants…

C’est pour cela que nous vous recommandons la lecture de ces deux articles : La Terre d’abord et Respect Animal.

Les alternatives

Face à ce bien triste constat, comment faire ? Pour nous, c’est évident, faire sans ! C’est la seule réponse à ces atrocités. Il n’est pas nécessaire d’utiliser les matières animales. D’une manière générale, nous avons la certitude que ne pas acheter un produit qui ne correspond pas à nos valeurs est un acte fort, qui compte et qui marque. D’autant plus que la bonne nouvelle, c’est que se passer de ces matières ne signifie pas renoncer au confort. Car il existe désormais des matières alternatives cruelty-free aux propriétés équivalentes tels que le Pinatex®, un « cuir » fait à partir de la feuille d’ananas), le lyocell (tissu en fibres d’eucalyptus, fluide, au toucher doux), le kapok (fibre végétale servant au rembourrage)…

Et enfin, un dernier point de vigilance : il y a des matières non-animales que nous avons fait le choix de ne pas utiliser. A cause de leur impact environnement tels que la viscose (la fabrication est polluante, et très consommatrice d’eau et d’énergie) ou le polyester (issu de la pétrochimie, également très polluant et consommateur en ressources). Alors si vous connaissez d’autres matières anciennes ou innovantes, qui soient à la fois véganes, écologiques et produites localement, surtout n’hésitez pas à les partager avec nous ! Et en attendant, nous avons également fait un article sur la fibre d’ortie, qui a un très beau potentiel et que nous vous invitons à découvrir.

%d blogueurs aiment cette page :