Nos premières pièces ne sont pas encore à vendre et nous vous parlons déjà de soldes ! En effet, nous souhaitons être totalement transparentes avec vous. C’est pourquoi nous vous expliquons dans cet article les raisons pour lesquelles vous ne trouverez jamais, ici, de soldes et de black friday.

Petit manuel de la fast-fashion

La fast-fashion est aujourd’hui le principal modèle économique du prêt-à-porter dans le monde. Il s’est accéléré depuis les années 2000 et montre quelques signes de faiblesse mais reste largement dominant. C’est sur ce principe que sont basées les grandes chaînes de prêt-à-porter.
Pour que ce système fonctionne, le renouvellement des collections est permanent. Parfois jusqu’à plusieurs fois par mois ! Les consommateur-trice-s sont incité-e-s à acheter toujours plus pour avoir sans cesse l’illusion de la nouveauté.

Bien sûr, pour déclencher les achats « coup de cœur », les prix doivent être les plus bas possibles ; pendant et surtout en dehors des soldes. L’industrie du vêtement à petit prix n’est rentable que si elles vend énormément d’articles. Et tant pis pour le gâchis !

Le vrai prix du prêt-à-porter

Pour rentrer dans un budget aussi serré, il faut tirer sur toutes les cordes !

L’obsolescence programmée de nos vêtements

Évidemment les matières sélectionnées sont de piètre qualité. Vous avez certainement constaté que les tissus se déforment plus vite, peluchent facilement, déteignent ou se percent rapidement. Le polyester est devenu la panacée… Son coût est faible tout comme sa durabilité ! L’impact environnemental est donc très mauvais.

Quant aux finitions, combien de fois avez-vous eu des vêtements dont les coutures ont lâché après deux ou trois lavages ? Ou des boutons qui tombent à la première utilisation ?

Ces usines où on meurt

Dans ce système, la main d’œuvre doit aussi être bon marché. Et cette problématique est grave car nous parlons d’exploitation humaine !

Les pays de l’Est, d’Afrique et d’Asie sont aujourd’hui les Eldorado de la fast-fashion. En effet, 75 % des vêtements dans le monde sont fabriqués en Asie. Actuellement la Chine, le Bangladesh et la Turquie sont les trois plus gros producteurs textiles (source). Dans ces pays, les salaires particulièrement faibles diminuent d’autant le coût de production. C’est également sur la protection des travailleurs que les économies sont faites ! Quant à la syndicalisation, elle n’est pas toujours autorisée. Et même quand elle l’est, les travailleur-se-s qui souhaitent représenter leurs collègues peuvent recevoir des menaces de leur employeur, voire de leur état… À lire sur La Carotte Masquée.

Par ailleurs, vous n’avez pas pu passer à côté de la catastrophe du Rana Plaza. 1129 personnes y ont perdu la vie. Cet évènement dramatique dévoile l’absurdité dans laquelle bon nombre d’industriels se sont engouffrés. Ne peut-on pas imputer une part de responsabilité à toutes les marques qui ont travaillé avec cette usine ? Car, en négociant toujours plus bas les coûts de production, elles exercent une pression économique sur les usines. Les bâtiments ne sont plus rénovés faute de moyens. Que le profit passe avant la sécurité des individus est tout simplement inacceptable !

Une activité qui détruit la planète et les hommes n’est pas rentable !

Comme abordé plus haut, le modèle de la fast-fashion veut que la rentabilité économique se fasse par le nombre : l’économie d’échelle. Cependant, sa rentabilité écologique elle, est désastreuse ! En effet, la mode est devenue la deuxième industrie la plus polluante au monde après l’extraction de pétrole ! Et la troisième pour la consommation d’eau derrière la culture de blé et de riz !

Toujours plus de pollution

La consommation de vêtements est infernale : rien qu’en France, près de 600 000 tonnes de vêtements sont vendues chaque année. Or pour consommer, il faut produire, et donc exploiter des ressources naturelles. Parfois renouvelables comme l’eau, mais aussi fossiles comme le pétrole pour produire les fibres synthétiques, fournir de l’énergie ou encore transporter la marchandise. Et à la sortie de l’usine, les conséquences environnementales de nos activités humaines sont là aussi : production de déchets, pollution de l’eau, de l’air, émissions de gaz à effet de serre…

Mais l’impact de nos vêtements sur la planète ne s’arrête pas là ! Car les matières synthétiques, polyester en tête, composent la majorité de nos vêtements. Ceux-ci relarguent dans l’eau de lavage des particules de plastiques qui se retrouvent dans nos rivières et nos océans. On estime à 500 000 millions de tonnes de microparticules de plastique relâchées chaque année !

Trop de déchets

À cela s’ajoutent les vêtements neufs jetés par les marques et les boutiques à cause de défauts de fabrication ou abîmés lors du transport. A ce sujet un projet de loi devrait voir le jour cette année (source). Les consommateur.trice.s jettent également énormément de textiles dans leurs ordures ménagères. En 2007 (derniers chiffres nationaux), on retrouvait en moyenne 7 kg de textiles par habitant et par an dans les ordures ménagères. Et cela sans compter les « textiles sanitaires » type lingettes, couches… Ces vêtements qui partent à la poubelle pourraient être réparés, upcyclés ou déposés dans les bornes à textile pour être valorisés.

Durabilité, écologie et éthique au cœur de nos actions

Vous l’avez compris, cette manière de produire et de consommer, n’est pas durable ! Dès lors que l’on prend en compte le coût social et environnemental de cette production de masse, le constat est frappant ! Et nous ne remettons pas le couvert sur les supplices infligés aux animaux. Pour ce sujet, nous vous invitons à lire notre article dédié.

Encourager les alternatives

Bon, et maintenant que nous savons tout cela, que pouvons-nous faire ? Nous sommes convaincues que ce n’est pas la seule manière de produire et de consommer des vêtements. Des initiatives émergent pour redéfinir les codes de la mode, comme le collectif Ethique sur l’étiquette qui milite pour le progrès social dans les usines du textile. Nous nous intéressons également à Une autre mode est possible, un collectif de créateur-trice-s qui met en valeur l’économie circulaire et la cohésion solidaire. De plus, d’autres marques font un pas vers la slow-fashion en proposant des tissus biologiques ou bien en privilégiant la fabrication française. Quelques exemples de marques dont nous partageons les valeurs :

La révolution textile

 

* Vêtements tricotés en lin biologique

* Fabrication européenne

Poétique Paris

 

* Vêtements en cuir végane

* Fabrication française

Magnéthik

 

* Manteaux et sacs véganes

* Fabrication française

L’éthique de Rosie D.

À notre niveau, nous avons choisi nos fournisseurs et partenaires pour la qualité de leur travail et de nos échanges. Nous prenons également en compte leur localisation et leur éthique. Évidemment ces choix ont des conséquences sur les coûts, et nous l’assumons. Car notre but n’est pas de proposer des vêtements qui font trois fois le tour du monde. Ni qu’ils soient fabriqués par des travailleurs exploités dans des conditions sanitaires et environnementales déplorables. Nous ne serions ni satisfaites, ni fières de proposer des vêtements fabriqués dans ces conditions. C’est au regard de critères stricts que nous avons choisi les personnes et entreprises avec lesquelles nous travaillons. Nous faisons toujours en sorte de vous proposer le prix le plus juste et de vous l’expliquer.

Chez Rosie D., nous utilisons exclusivement des matières biologiques et véganes de grande qualité, et toutes nos pièces sont fabriquées en France. Même si la date de sortie de nos modèles n’est pas encore fixée, vous pouvez retrouver sur notre compte Instagram les pièces que nous allons fabriquer. Vous pouvez également vous inscrire à notre newsletter pour être informé-e du lancement des commandes…