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J’adore les films ! Cela me permet, en complément de la lecture, de rêver, de m’enrichir, de voyager dans le temps et l’espace. Et tout ça confortablement installée au chaud dans mon canapé. Je vous avoue que les « vrais » voyages, ceux pour lesquels il faut prendre l’avion, je ne cours pas après. Le cinéma, que ce soit sous forme de fiction ou de documentaire, c’est une forme d’évasion et de voyage. Et cela sans consommer de kérosène ni accroître mon bilan carbone.
Idéalement c’est un top 100 que j’aimerais vous présenter… Alors pour que cet article ne devienne pas un catalogue, je vous proposerai de temps en temps une sélection de mes films favoris sur un thème précis.
Et pour commencer, le thème de l’environnement et du végétarisme m’a semblé approprié. Je vous propose un top 5, même si cela est forcément subjectif et si bien d’autres films mériteraient d’avoir leur place dans cette liste.

Une passion parmi d’autres

Le cinéma est, depuis environ 10 ans, une passion à laquelle je consacre beaucoup de temps. Au même titre que le dessin, la peinture et la couture. En fait, je regarde en moyenne un film par jour grâce entre autre à la médiathèque de ma commune. Et puis, je suis abonnée à l’incontournable revue Cahiers du Cinéma. Référence absolue de la critique, même si je les trouve parfois sévères. Par exemple pour des films comiques mal notés et qui me font mourir de rire du début jusqu’à la fin.

Il y a pour moi des réalisateurs, des acteurs ou des bandes originales qui feront toujours la différence. Et certains m’inspirent dans mes créations.

J’ai des goûts très éclectiques et vous allez tout de suite le comprendre avec la sélection d’aujourd’hui !

En effet, les deux réalisateurs dont je vous parle ici évoquent des thèmes similaires, mais dans des styles tout à fait différents. C’est aussi cela, la richesse du cinéma : avoir plusieurs points de vue sur un sujet.

Le Studio Ghibli

Créé par Hayao Miyazaki, reconnu pour ses films de grande qualité.

Le Château dans le ciel

Réalisé en 1986, ce film a le même âge que moi, sauf que lui n’a pas pris une ride ! Il est esthétique, engagé ; comme presque tous les films du studio Ghibli. C’est un dessin animé et il convient à tous les âges. Petits et grands sauront l’apprécier selon des niveaux de lecture différents. L’engagement écologique y est prégnant : une magnifique ville flottante nommé Laputa a appartenu à une civilisation désormais disparue.  Depuis, des robots géants protègent la végétation qui y a repris ses droits. Il y a également dans ce film un message quant à l’utilisation à bon escient de la technologie.

Nausicaä de la vallée du vent

Deux ans plus tôt, en 1984, Hayao Miyazaki avait réalisé « Nausicaä de la vallée du vent », avec un engagement écologique très puissant. C’est un classique qui est d’abord une bande dessinée, adaptée au cinéma par l’auteur lui-même. La nature est hostile à l’Homme depuis qu’il l’a épuisée avec l’ère industrielle. Il ne reste que quelques Hommes qui, grâce à un courant d’air venant du large, survivent aux fumées toxiques émanant de la forêt. Nausicaä, tout au long du film, nous permet de rêver à ce possible équilibre entre l’Homme et la nature. C’est étonnant comme des parallèles sont faciles à faire avec l’actualité.

Ces deux films ont une trentaine d’années et reflètent des problème d’environnement encore bien actuels…

Pompoko

C’est le dernier film du studio Ghibli dont je vous parle aujourd’hui. Il a été réalisé par Isao Takahata en 1994. C’est également un film qui aborde le problème de l’empiètement des villes sur les campagnes. La forêt diminue au fur et à mesure que les humains s’y installent et la transforme en quartier résidentiel. Le maintien des écosystèmes est défendu par les tanukis. Au Japon, ce sont des esprits qui sont symboles de chance et de prospérité. Ils sont présents dans l’art et les contes japonais depuis le Moyen Âge et restent très populaires.

J’ai sélectionné ces films autant pour le message que pour la réalisation. En effet, je suis de celle qui accorde de l’importance au sens autant qu’à la forme.

Eric Rohmer

Il aura fallu que je visionne plusieurs de ses films, dont certains une seconde fois pour que mon avis évolue sur Rohmer. Et que je finisse par devenir une admiratrice. Dans ses films, on retrouve souvent Arielle Dombasle et Fabrice Luchini. Ce sont pour moi d’excellents acteurs, et cela m’a aidée à entrer dans l’univers et à aimer ce cinéaste que j’avais trouvé ennuyeux au premier abord.

Le Rayon vert

J’ai fini par aimer les films de Rohmer ! Et oui, ça n’est pas arrivé avec le premier film… Cela peut paraître surprenant de ne pas adhérer d’emblée, en tant que cinéphile, aux œuvres de cet artisan de la nouvelle vague. Dans un premier temps, le fait qu’il y ait peu de musique dans ses films, je pense que cela ne m’a pas attirée. Ensuite, j’ai commencé à apprécier sa filmographie. Ici, je retiens en premier « Le Rayon vert » de 1986, mon année fétiche. A la fin, l’apparition du photométéore est accompagnée d’une composition sonore de Jean-Louis Valero que j’affectionne particulièrement.

Et j’apprécie beaucoup Marie Rivière, actrice rohmérienne par excellence. Notamment lors d’une scène dans laquelle elle est interrogée sur son pesco-végétarisme au moment du repas. Évidemment, cela m’a parlé… D’autant plus que dans ces années-là, la question du végétarisme était plus que marginale !

Il faut savoir que dans ce film, les dialogues sont improvisés. Alors oui, c’est plus décousu que d’autres films de Rohmer, mais en même temps plus spontané, moins artificiel. De plus, à l’instar des dialogues improvisés, ce fameux rayon est bien réel, mais filmé 7 mois après le film pour des raisons de budget. Ce n’était donc pas des images de synthèse.

 

L’Arbre, le Maire et la Médiathèque

C’est le second film de Rohmer que j’ai aimé au premier visionnage, il est sorti en 1993. Ce film fait la couverture du n°465 des Cahiers, avec une photo de Fabrice Luchini et le titre « Rohmer enchante la politique » . L’anecdote autour de ce film que j’ai lue par la suite c’est que comme Éric Rohmer « se méfiait de la notoriété », il a décidé de ne pas payer les trois acteurs les plus connus du film. Ils étaient tous logés dans le château où vit le maire dans le film. De plus l’équipe étant très réduite, c’est Rohmer lui-même qui se chargeait de faire la cuisine, refusant d’acheter de la viande pour des raisons de santé, au grand désespoir de Fabrice Luchini.

Dans ces deux films, les thèmes me parlent, et ce sont des détails auxquels j’attache de l’importance. C’est sans doute ce qui fait que je garde en mémoire ces films là plutôt que d’autres…

J’ai apprécié me replonger dans certains films que je n’avais pas vu depuis un moment. C’est un exercice agréable. Aussi, il se pourrait bien que j’y revienne sur d’autres thèmes qui me tiennent également à cœur. Qu’en dites-vous ?